Le portrait du Rabbi au crayon : de la photo au cadre
Choisir la bonne photographie, travailler la barbe trait par trait, garder la lumière du regard : les étapes d'un portrait du Rabbi au crayon graphite, et ce qui fait la différence.

Dessiner le Rabbi, c'est dessiner un visage que tout le monde connaît. Personne ne regardera le portrait avec indulgence : chacun a en tête une image précise, un regard, une expression. C'est ce qui rend l'exercice exigeant, et passionnant.
Tout commence par la photographie
Le choix de la photo de référence décide de la moitié du résultat. Il faut une image nette, prise d'assez près, avec une lumière qui vient d'un côté : c'est elle qui sculpte le visage. Une photo trop plate, éclairée de face, donnera un dessin sans relief, quel que soit le temps passé dessus.

Le regard d'abord, la barbe ensuite
Je commence toujours par les yeux. Tant qu'ils ne « regardent » pas, inutile d'aller plus loin. Vient ensuite la barbe, la partie la plus longue : elle n'est pas dessinée en blanc, mais construite par les ombres qui l'entourent. Le blanc, c'est le papier qu'on a su préserver.
Dans un portrait au crayon, la lumière ne se dessine pas : elle se réserve.
Graphite ou fusain ?
Le graphite permet une finesse extrême, idéale pour les rides et les poils de la barbe. Le fusain donne des noirs plus profonds et un trait plus libre, plus expressif. Les deux techniques racontent le même visage de façon très différente.

L'encadrement
Un dessin au crayon se protège toujours sous verre, avec un passe-partout blanc qui l'éloigne de la vitre. Le cadre noir et fin reste le plus sûr : il prolonge les noirs du dessin sans lui voler la vedette.





